La rugosité de surface des pièces en acier inoxydable imprimées dépend fortement du procédé. Pour les procédés standards de fusion sur lit de poudre par laser (LPBF/SLM), la valeur Ra typique se situe généralement entre 10 et 30 micromètres (μm), ce qui équivaut approximativement à 400 à 1200 micro-pouces (μin). Les surfaces verticales présentent souvent une texture ondulée et stratifiée due aux lignes de couche, tandis que les surfaces en surplomb (peaux inférieures) peuvent être nettement plus rugueuses en raison de particules de poudre partiellement frittées. Pour le dépôt sous énergie concentrée (DED) ou les procédés à l'arc comme l'impression 3D en acier inoxydable, le Ra peut être encore plus élevé, dépassant souvent 50 μm. Cette rugosité inhérente est inadaptée à la plupart des applications fonctionnelles, nécessitant une finition post-impression.
La méthode la plus courante et la plus efficace pour obtenir des tolérances précises et une finition fine est l'usinage CNC. Ceci est essentiel pour les interfaces fonctionnelles, les surfaces d'étanchéité et les éléments filetés. Les capacités d'usinage CNC de superalliages, applicables aux aciers inoxydables, peuvent ramener les valeurs Ra à **0,4 – 1,6 μm (16 – 63 μin)** ou encore plus fines pour les surfaces polies. Cette méthode élimine la couche de surface inégale imprimée pour révéler un matériau dense et homogène, garantissant des performances mécaniques et un ajustement optimaux.
Pour améliorer la finition de surface sans enlèvement de matière important ou pour des géométries complexes, plusieurs techniques abrasives sont utilisées : • Finition par vibration/tonnelage : Bonne pour l'ébavurage et l'obtention d'une finition mate uniforme, réduisant le Ra à la plage de **3 – 10 μm**. • Usinage par écoulement abrasif (AFM) : Idéal pour lisser les canaux internes et les passages complexes en forçant un média abrasif à les traverser. • Grenailage/Sablage : Utilise des médias comme des billes de verre ou des billes céramiques pour nettoyer et produire une surface mate uniforme, introduisant également des contraintes de compression bénéfiques pour améliorer la durée de vie en fatigue. • Meulage/Polissage : Le polissage manuel ou robotisé peut obtenir des finitions miroir (Ra < 0,1 μm) pour des applications esthétiques ou d'écoulement de fluides, comme celles des industries pharmaceutique et alimentaire.
Ces procédés modifient la couche de surface pour améliorer les propriétés : • Électropolissage : Un procédé électrochimique qui enlève sélectivement la matière des pics, aplanissant la surface et améliorant considérablement la résistance à la corrosion. Il peut réduire le Ra jusqu'à 50 % et fournit une finition brillante et propre adaptée aux équipements de traitement chimique. • Traitement thermique : Bien que principalement destiné au dégagement des contraintes et à l'optimisation de la microstructure (traitement thermique des superalliages), des procédés comme le recuit de mise en solution peuvent aussi légèrement oxyder et nettoyer la surface. Pour les nuances martensitiques (par ex., 17-4PH), un vieillissement est nécessaire pour atteindre la pleine résistance.
Les méthodes avancées combinent des procédés pour des résultats supérieurs : • Usinage + Polissage : Un processus en deux étapes standard pour les composants haut de gamme. • Refusion/Glacage laser : Un balayage laser secondaire fait fondre une fine couche de surface pour l'aplanir sans ajouter de matière, réduisant potentiellement le Ra de plus de 80 %. • HIP + Finition : Pour les composants critiques, le Pressage Isostatique à Chaud (HIP) est d'abord utilisé pour éliminer la porosité interne, suivi d'un usinage et d'une finition pour garantir l'intégrité tant interne que de surface pour les applications aérospatiales.